THE D DAY

Publié le par Séb

 

 

Comme chaque mardi suivant le premier lundi de novembre et tous les quatre ans, plus de 200 millions d'électrices et d'électeurs américains sont appelés aux urnes pour désigner leurs shérifs, leurs juges étatiques mais surtout "the ticket" c'est à dire leurs futurs président et vice-présidents.

 

Cette élection se déroule au scrutin indirect, à savoir que les électrices et électeurs désignent des grands électeurs (accordés à chacun des états au prorata de leur population) qui élisent à leur tour le ticket en décembre, conformément au choix démocratique des électeurs. 

 

Aujourd'hui, les Américains ont ainsi le choix entre deux Amériques:

 

* celle d'un Président sortant qui a su mettre en place une politique sociale ( Obama Care et la protection santé ), qui a régulé la finance et matté Wall Street, qui a redressé l'industrie automobile et de facto sauvé des milliers d'emplois liés à ce secteur, qui a fait tomber Ben Laden (comme il l'avait promis en 2008) et préféré une guerre contre le terrorisme plus stratégique (en envoyant des drones) et moins destructrices en retirant ses troupes progressivement de l'Afghanistan.

 

* ou bien alors celle d'un challenger Mitt Romney, gouverneur de l'état du Massachusetts, fervant homme de droite et ultra-libéral. Quid de ses propositions ? Un programme tout ce qui a de plus républicain, à savoir la non-intervention de l'état dans la politique sociale, la baisse massive des impôts pour faire mourrir à petits feux le peu de solidarité fiscale qui existe aux USA, favoriser fiscalement les plus riches, adopter des positions radicales issues des Tea Party (mouvement très à droite des républicains et qui s'oppose directement au fédéralisme et au système fiscal) comme l'interdiction de l'avortement, des mariages gays, l'utilisation massive de la peine de mort.

A la manière de Nicolas Sarkozy alors candidat du MEDEF et du sytème boursier et libéral, il est le candidat de la casse sociale, de la rupture nette des principes de solidarité intergénérationnels, piloté et financé par Wall Street.

 

Vous l'aurez compris, l'Amérique est face à son destin et l'heure est grave. Barack Obama doit avoir un second mandat pour poursuivre l'action décrite ci-dessus et continuer à replacer l'homme au centre de toute action politique. L'Amérique est un grand pays, qui a une histoire faite de guerres, de clivages mais qui a su se rassembler pour fonder une grande Nation unie. Gageons que le redressement impulsé par Clinton et Obama se poursuive et que Mr Obama soit réélu.

 

Good Luck Mister Barack Obama.

Publié dans Coup de griffe

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