NOUVEAU MENSONGE PRESIDENTIEL

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On entend déjà Nicolas Sarkozy pester en privé: l'Etat (c'est-à-dire lui-même) a sauvé le système bancaire, il y a un parfum de nationalisation dans l'air du monde occidental, et il ne pourrait pas placer le plus qualifié de ses collaborateurs, un ex-banquier d'affaires, à la tête de l'ensemble bancaire Caisse d'Epargne-Banques Populaires dans lequel il vient d'injecter 5 milliards d'euros d'argent public?

On marche sur la tête, doit penser le chef de l'Etat, avec la certitude d'exprimer le bon sens populaire qui lui réussissait tant au temps de la campagne électorale.

Pas totalement faux, sauf qu'il y a des règles et des principes. Et que Nicolas Sarkozy s'est confortablement assis dessus. Et, de surcroît, il l'a agrémenté d'un petit mensonge en déclarant que la Commission de déontologie avait donné un avis favorable, alors que Libération et Médiapart révèlent que la prochaine réunion de la Commission n'est prévue que le 11 mars...

L'Elysée répond alors en expliquant que c'est un avis "off" qui a été donné par la Commission, le Président est allé plus vite que la musique.

L'affaire est symbolique d'un Président qui centralise tout, gère tout, qui cultive le nombrilisme.

Le résultat est une nouvelle dégringolade dans les sondages, qui le ramène aux pires moments du bling-bling.

Ma question est alors la suivante: qu'est ce que Nicolas Sarkozy ne dirige pas en off en France ? Les divers éléments constitutant notre France ( comme les médias, la Justice, les banques privées, la presse, les instituts de sondage et j'en passe, sont-ils encore libres et indépendants du pouvoir ?

Hélas j'en doute fort.

Publié dans Nicolas Sarkozy

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